Agir et ne pas subir : c'est possible !

J'avais 45 ans environ, l'impression d'avoir fait le tour de quelques questions professionnelles et un peu plus de projets derrière moi qu'à venir (avenir ?) : responsable de formation pour une grande entreprise, coach "interne", j'étais en panne d'inspiration ...

Histoire de changer un peu mon quotidien, je prends un nouveau poste pour lequel je gère 70 succursales. A priori un vrai défi. 

Et pourtant, jamais je ne me suis autant ennuyé ... Pourquoi ?



Ce métier nécessitait des déplacements quotidiens, en moyenne 5 heures de voiture pour visiter deux succursales par jour, une le matin, une l'après midi. 

Victime comme tous les managers intermédiaires du syndrome du marteau et de l'enclume, j'étais coincé entre des stratégies et plan d'actions décidés par mon conseil d'administration et mon équipe de managers de succursales. Un vrai numéro d'équilibriste de tenter de satisfaire les uns en comprenant les contraintes des autres ...

Et "ça râlait", "ça se plaignait", "ça râlait" encore et toujours, jour après jour, deux fois par jour ... à longueur de journées. 

Sans parler de la pression du Directeur Général, qui volontairement ne cherchait à me joindre qu'avant 8h du matin ou après 19h le soir : quand il était sur la route du bureau ou de son domicile, "parce-que la journée il avait des rdv ou réunions importantes, ou encore des personnes importantes à joindre". Donc, ses collaborateurs directs, "ça" pouvait attendre.

Un "beau" jour au volant de ma voiture de fonction, en traversant un bout des Alpes, ma petite voix intérieure en plein dialogue commençait à me dire que je suis bien heureux dans ma voiture, 5 heures par jour, puisque dans ces moments là personne n'était là pour se plaindre et que mon patron ne me faisait pas ch(...) ! J'étais libre et heureux !

"Libre et heureux" d'être un paillasson sur lequel tout le monde s'essuyait les pieds mais pénard en voiture !

Bonjour la vie ! Comment pouvais-je accepter cela ?

Après cette prise de conscience, il fallait reprendre la main : Agir et ne pas subir. Tout n'allait pas si mal, bien au contraire, mais il y avait urgence à faire le point, à (re)trouver un sens, une direction pour avancer.

(Re)connaître celui que j'étais professionnellement et surtout me (re)connaître comme Etre humain. 

Alors, le "coach" que j'avais été (et suis de nouveau) s'est fait coacher, accompagner. Pour mieux me (re)connecter à mes valeurs, à l'essentiel. 


Trouver un sens
, une cohérence dans une vie en apparence faite de bric et de broc, d'expériences hétéroclites.

Les victoires, les accidents de vie, mes qualités, mes faiblesses, personnelles et professionnelles. Reconnaître mes facilités à écouter, comprendre, analyser et cultiver ces facultés. Comprendre pourquoi "coacher", aider les autres à développer leurs propres compétences me paraissait naturel.

Puiser aussi dans toutes ces années passées à "faire du sport". Mais quels sports : Etudier la culture asiatique, des arts martiaux à la méditation. Pratiquer l'escalade, mélange d'engagement, de défi et d'acceptation du stress. Partir en trek sur différents continents pour toujours revenir au souvenir du Népal et de sa culture. Et le Tibet toujours trop loin, trop inaccessible.

Enfin : Reconnaître mes besoins de liberté et d'espace, au sens physique comme intellectuel.


Ensuite ? Imaginer une nouvelle trajectoire. Entretenir l'énergie. Se donner les moyens. Accepter que tout n'aille pas comme prévu. Apprendre de ses erreurs. Cultiver son agilité.

Sans nier ses peurs, faire la place belle à l'envie. Saisir l'opportunité sans se laisser paralyser par les menaces.

Est-ce facile ? Certains apôtres de la "loi de l'attraction" vous ferons croire qu'il suffit ... d'y croire assez fort. Pour ma part, je dirais qu'il faut savoir allier motivation, travail et plaisir, avoir le soutien de son entourage.

Vous connaissez la chanson ? "Libéré, délivré" ...

En 5 ans, j'ai obtenu 3 diplômes entre Licence et Master : sciences humaines, pédagogie, coaching. J'en prépare un quatrième, le cerveau est un muscle qui s'entretient. 

Je vis dans un hameau isolé en montagne, relié au monde par une connexion satellite. J'ai un bureau, une belle bibliothèque, mais l'essentiel de mon activité professionnelle tient dans un mini ordinateur portable au fond de mon sac à dos.

Je n'ai pas vraiment l'impression de travailler quand je mets mes passions et le "meilleur" de mes capacités au service d'un métier que j'invente chaque jour.

J'ai le temps de continuer à me cultiver, à étudier les sciences humaines, les arts martiaux. Marcher, méditer, grimper ... Nous voyageons aussi ... un jour, sans doute, à nouveau :  le Népal ...


Et vous ? Qu'allez-vous faire pour vous-même ?

Ce que je fais n'a rien d'exceptionnel, il n'y a pas de magie derrière tout ça. Je n'ai fait que mettre en pratique quelques principes simples que je partage avec ceux qui le souhaitent aujourd’hui.

Je vous accompagne. C'est mon métier, ma mission et une de mes passions.

Vous venez ?