Prochaines semaines avant votre burn out

Pas assez de temps ... Trop de temps au boulot ... Pas assez de temps pour soi ... Trop de stress ... Le stress me rend efficace ... Le stress me tue ... Je suis un gagneur ... J'aime le jeu et les performances ... Pan ! Game Over : j'ai perdu la partie ... La vie s'arrête ... Drogué du travail : aviez-vous imaginé l'overdose ?

Mais au fait ... Comment tout cela avait-il commencé ?  Comment en arriver là ? Petits (et grands ) signaux pour mieux comprendre une descente aux enfers, et peut-être aussi pour l'éviter à temps.


Vous êtes au sommet d'un building, dans un ascenseur dont le câble va se rompre ... La chute sera fatale, mais vous voyez les étages défiler : "jusqu'ici tout va bien" ...


5ème étage : Vous êtes au top.

Hyper investi : un exemple reconnu pour ses résultats et son implication, consciencieux.
Vous ne comptez pas les heures, la pression vous motive, le travail est votre plaisir, la vie est un jeu.

Vous tournez à la caféine, à l’enthousiasme, au goût des challenges. Bref, vous avez la "patate" et la "banane" et avec vous, c'est comme ça que les choses marchent.

Que ratez-vous à ce moment là ? Peut-être une petite voix intérieure qui vous demande "qui vous êtes en dehors du travail" ?

Vous êtes dans l’ascenseur, les portes se referment et la descente va commencer. Allez-vous appuyer sur le bouton de secours avant que tout accélère et que le câble se rompe ?

4éme étage :  Le même en version "un peu débordé".

Cette impression de commencer une journée de travail comme si vous aviez "dormi sur place" vous est familière. 
Normal : vous vivez boulot, respirez boulot ... Impossible de le laisser de côté : vous finissez souvent tard et "refaites le match" arrivé à la maison. Vous consultez vos mails le weekend, "au cas où".

Vous êtes un compétiteur, rien de tout cela ne vous fait peur. Vous aimez ce stress. L'adrénaline vous aide à vous dépasser.

La fatigue se fait sentir. Vous résistez.

Une vie après le travail ? Trop crevé pour sortir, voir des amis, profiter de vos hobbies. Vous négligez votre vie sociale. Normal : car en plus de la fatigue de la journée, vous avez de plus en plus de mal à vous endormir. Et vous craignez les réveils nocturnes : plus possible de vous rendormir, le travail vous occupe le cerveau ! 

Et surtout "hors de question de prendre du repos, ça serait pire au retour". Vous négligez ces signaux d'alarme.

Tout ceci commence à vous esquinter mais jusqu'ici "tout va bien" : vous gérez ... A ce rythme, vous allez "prendre très cher", mais vous ne le savez pas encore.

3éme étage : Vous n'y arriverez pas ! Vous ne résistez plus : vous luttez.

Sensation désagréable : vous n'êtes déjà plus efficace, vous le savez et ça vous agace. Tout comme ces petites erreurs, ces petits oublis que vous commettez maintenant et qui ne vous ressemblent pas.

En plus de la fatigue vient la frustration, l'irritabilité, agressivité. Vous supportez de moins en moins vos collègues ou collaborateurs, quand ce n'est pas vos proches qui vous exaspèrent. Les conflits se multiplient.

Quelque chose vient de changer : vous n'êtes plus en compétition ... Vous êtes en lutte contre vous-même : vous ne pouvez pas gagner ce combat. Votre corps commence à vous le faire savoir : maux d'estomac, de dos, problèmes de concentration, nerfs à vif ...  Vous êtes entré en résistance contre votre stress.

La tête vide, vous zappez le soir devant votre TV pour finalement vous endormir dans votre canapé, assommé. Vous vous levez fatigué, toujours plus fatigué.

C'est maintenant votre dernière occasion d'enrayer la chute : après, il y aura des dégâts. On vous aura prévenu   :-)


Vous continuez ? Soyons fous : 




2ème étage : Il est trop tard et tout s'accélère. Vous vous sentez déprimé.
Vous vous sentez nul, l'ombre de vous-même : devenu un incapable. D'ailleurs : aviez-vous été réellement capable un jour ? Toute votre vie est une escroquerie et maintenant, le monde s'en aperçoit ! Vous faisiez semblant d'être brillant et tout le monde vous croyait.

L'idée d'ouvrir votre boite mail vous provoque des crises d'angoisse. Souvent essoufflé, vous ne maîtrisez plus votre respiration.
Le plaisir et l’excitation on laissé place à la honte. Vous vous traînez au boulot, chaque tache vous demande un énergie que vous n'avez plus.

Un petit arrêt de travail, vous en rêvez, non ? Juste une petite grippe pour ne pas avoir mauvaise conscience ?

Votre image de vous-même décline à grande vitesse : Encore un petit effort et c'est la dépression  ;-)

1er étage : Chouette, vous insistez : votre tête va maintenant exploser.
Boum ! Plus rien n'a de sens. Pourquoi vous levez-vous ? A quoi bon ? Depuis quand tout vous démotive à ce point ? 
Vous vous sentez rejeté. Normal : vous êtes une merde !  Tout ceci vous rend malade : vous pouvez compter les jours où votre estomac ne vous fait pas souffrir. 
L'idée de sortir de votre lit vous met en panique. L'idée d'aller au boulot provoque une crise d'angoisse.
A la maison aussi, tout part en sucette.

Les dégâts psychologiques sont trop importants, vous n'en sortirez probablement pas sans consulter. Cela ajoute de la honte au désespoir


Insistez encore un peu juste pour voir ... 




Rez de chaussée : Crac ! Votre corps vient de lâcher. L’ascenseur vient de traverser le plancher et vous êtes écrasé au fond du trou.

Cloué au lit. Impossible de vous lever. Vos muscles refusent de répondre. Té-ta-ni-sé ! Bloqué !
Vous ne savez même plus comment aller au travail. Tout ça vous fait pleurer. Incapable de retenir vos larmes. 

Votre corps refuse d'aller plus loin, car il a compris qu'au delà, vous allez mourir. Réflexe de survie : la totalité de vos réserves physiques, émotionnelles, mentales sont épuisées.

Bref, vous avez utilisé tout vos points de vie. GAME OVER. Fin de la partie. Vous avez perdu ! Mais il faut avouer, quand même, vous avez été bon : d'autres ont fait un infarctus avant d'en arriver là. Ah, vous et votre souci de la performance ... 

Vous êtes SEUL ...

Car vous avez sans doute également perdu vos collègues de travail, vos amis et peut-être même votre conjoint. C'est trop tard. 
Et aussi : vous avez perdu votre travail, car vous ne serez probablement jamais capable de le reprendre.

Tout ceci valait bien la peine finalement ?

Il vous faudra  2 années pour vous en remettre (c'est une en moyenne)...plus ou moins bien ! Car vous ne serez plus jamais la même personne. 




Et vous ? A quel étage comptez-vous vous arrêter ?

Question subsidiaire : et vos proches, où en sont-ils ? Vos collaborateurs ?

Maintenant que vous savez ...

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